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Mardi 28 janvier 2020 s’est tenue la quatrième édition des ateliers prospectifs de Seine Vision 2040, accueillie par la CCI du Havre. Cet événement organisé par l’AURH, l’Agence d’urbanisme Havre Estuaire Seine, représentée notamment par Jean-Baptiste Gastinne, le Président, et Simon Du Moulin, Directeur Général, a apporté matière à réflexion pour des sujets tels que les leviers d’attractivité pour les territoires autours de la Seine ou les enjeux des circuits courts et longs.

En 2015, le CPIER, Contrat de Plan Interrégional Etat-Régions Vallée de Seine, a été signé avec l’objectif de développer les territoires stratégiques que sont l’île de France et la Normandie, mais aussi de renforcer la coopération et le dynamisme économique.

Depuis cette signature, une série de projets se sont développés, dont plusieurs sont déjà visibles aujourd’hui, notamment la modernisation des quais de la Seine dans la métropole rouennaise.

Trois grands ateliers se sont déroulés récemment autours des thématiques de la Mobilité, du Foncier et de l’Energie. Cette quatrième édition au Havre clôture cette série avec comme thématique « l’attractivité économique du territoire », édition durant laquelle Altéo Conseil a eu l’honneur de rencontrer des acteurs clés pour ce projet de développement :

  • François Philizot, Délégué interministériel pour le développement de la Vallée de la Seine,
  • Virginie Carolo, Maire de Port Jérôme-sur-Seine et membre du comité de pilotage national du programme « Territoires d’industrie »
  • Philippe Eudeline, Président de Normandie AéroEspace
  • Hervé Mignon, Directeur Développement économique et territoires, RTE France
  • Florence Guentcheff, Directrice Générale de Logistique Seine-Normandie
  • Valentine Hébert, Fondatrice et Gérante « Les Fermes d’Ici »
  • Bruno Petat, Directeur du développement des plateformes industrielles – SYNREZIP LH

Le CPIER est aujourd’hui un véritable levier d’attractivité, guidé par quatre axes principaux.

Tout d’abord, l’enjeu majeur en termes de compétences est l’attraction de jeunes talents et la mise en avant de nouvelles formes de travail, ce à quoi s’ajoute pour le CPIER le développement de nouvelles compétences, notamment par le cadre de vie. Il s’agit donc d’améliorer ce cadre, par la modernisation du foncier ou la construction des environnements propices à ces nouveaux talents.

De plus, l’enjeu critique est de mener de véritables coopératives entre le public et le privé. La différenciation accrue de ces deux secteurs est obsolète et une coopération est nécessaire pour mettre en place un développement durable de ces territoires.

Enfin, si les territoires de la Seine sont riches d’industrie, cette industrie reste néanmoins classique et semble présenter des risques pour la société civile. Ces industries nécessitent donc une modernisation, notamment pour être en accord avec les enjeux environnementaux.

Florence Guentcheff, Directrice Générale de Logistique Seine-Normandie, a apporté du point de vue entrepreneurial un élément de réponse clé aux problèmes d’attractivité des jeunes talents. Les nouvelles entreprises font face à un problème au niveau foncier en Normandie. En effet, elles ont des besoins en termes de logistique, et particulièrement au niveau des transports et de leur accessibilité. Il s’agirait donc de comprendre les besoins de ces entreprises, puis d’adapter et développer les territoires pour répondre aux besoins de ces dernières.

L’après-midi a laissé place à des ateliers de collective knowledge, où des idées ont émergé afin d’alimenter le CPIER grâce à la réflexion conjointe d’acteurs d’acteurs publics et privés, permettant d’avoir des visions complémentaires pour le développement du territoire en île de France et Normandie.

Etant donné que le territoire présente certaines lacunes en termes de compétences, plusieurs besoins se sont exprimés vis-à-vis des formations. L’idée qui émerge serait de renforcer les formations au sein même des entreprises, en vue de rendre les emplois eux-mêmes davantage formateurs. Enfin, la problématique récurrente de l’attractivité du territoire normand pour les jeunes a été abordée autour de deux axes : tout d’abord, la mise en place d’une industrie plus innovante. Les bords de la seine sont de véritables territoires d’industries classiques, donc l’enjeu est la transformation en un nouveau facteur d’attractivité pour les jeunes en intégrant des méthodes plus innovantes. Ensuite, les projets mis en place par les collectivités pour renforcer cette attractivité manquent de visibilité, il semble donc nécessaire d’améliorer la communication des événements et projets mis en place.

En conclusion, si les territoires autour de la Seine sont riches de ressources naturelles et industrielles, il est indispensable de pouvoir utiliser ces ressources de manière durable pour renforcer l’attractivité des territoires et leur pérennité dans les années à venir. C’est pourquoi le CPIER est un outil fondamental pour prioriser et organiser ce grand projet de développement d’ici à 2040.

Pauline Papin, Vice-Présidente Développement Commercial