L’incendie de l’usine de Lubrizol du jeudi 26 septembre au matin a eu un impact important sur la ville de Rouen et ses environs. Les images impressionnantes du nuage de fumée noire surplombant la ville et des traces d’hydrocarbures découvertes sur les rives de la Seine sont encore vives dans les mémoires.

Outre le climat d’inquiétude qui en a résulté, c’est tout le tissu politique et économique qui a été touché par la catastrophe, tant sur le plan écologique qu’administratif et législatif. Si les dégâts se sont en majorité limités au domaine matériel, le manque d’informations lors du confinement de la région a entraîné une perte de confiance envers les autorités locales et nationales, et les médias. Une forte polémique quant aux conséquences sanitaires a animé le débat médiatique, nourri par des manifestations citoyennes, contre lesquelles le gouvernement régional et national a tenté de lutter en rassurant la population.

Les conséquences sur l’activité commerciale des agriculteurs ont également constitué une autre source d’inquiétude. Ces derniers ont ainsi dû jeter par précaution une grande quantité de lait ainsi que leur production d’œufs dans des fosses à purins. Leur inquiétude est d’autant plus compréhensible qu’il s’agit d’un secteur réputé pour sa difficulté et la fragilité des conditions de vie.

Une des principales sources d’interrogation concerne les conséquences sur l’activité économique des entreprises de la région rouennaise. Mardi 1er octobre, le préfet de la région Normandie a réuni 33 représentants des entreprises directement touchées par l’accident industriel. Étaient également présents des membres de l’URSAFF, des Chambres consulaires ainsi que le représentant du Président du Conseil régional afin d’évoquer avec les entreprises les solutions à mettre en œuvre. Celles-ci ont pu être écoutées sur leurs préoccupations concernant l’après-Lubrizol. Le directeur régional de la DIRECCTE, présent lui aussi à cette réunion, a rappelé les dispositifs mis en place par le gouvernement afin de leur venir en aide. Le dispositif de l’activité partielle permet ainsi aux employés d’être dédommagés par une indemnité versée par l’employeur. 

La DRFIP et l’URSAFF ont également indiqué leur volonté de faciliter toute démarche concernant les délais de paiement des charges fiscales et sociales en cas de nécessité. 

Si l’incendie de Lubrizol demeure indéniablement une catastrophe écologique qui aurait pu se transformer en tragédie, il a permis de mettre en lumière une solidarité sans faille entre habitants de la région, mais aussi une générosité spontanée de la part de personnes habitant parfois jusque dans le Sud de la France. Nul doute également que cet incident amènera une meilleure gestion des crises, une plus grande vigilance apportée aux sites classés SEVESO, gage de sécurité et de prospérité économique.

L’affaire Lubrizol aura ainsi eu le mérite de remettre la préoccupation concernant les normes environnementales et de sécurité des sites industriels au premier plan de l’actualité. 

Altéo Conseil est fier de faire partie du tissu économique normand et d’aider chaque jour les entreprises en difficulté, et plus particulièrement dans leur volonté de s’engager dans une logique RSE et écologique. En effet, fort de son développement, Altéo Conseil dispose des compétences nécessaires à la réalisation de prestations de conseil en RSE, tels que la Stratégie Développement Durable ou le Social Business Plan, et souhaite plus que jamais participer à l’engagement mondial pour un futur durable et responsable.

Anne-Constance COJAN, Chef de Projet 

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